{"id":26424,"date":"2026-04-02T16:28:58","date_gmt":"2026-04-02T16:28:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.zolattitude.com\/index.php\/2026\/04\/02\/manger-plus-de-viande-pourrait-reduire-le-risque-dalzheimer-chez-certaines-personnes\/"},"modified":"2026-04-02T16:28:58","modified_gmt":"2026-04-02T16:28:58","slug":"manger-plus-de-viande-pourrait-reduire-le-risque-dalzheimer-chez-certaines-personnes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.zolattitude.com\/index.php\/2026\/04\/02\/manger-plus-de-viande-pourrait-reduire-le-risque-dalzheimer-chez-certaines-personnes\/","title":{"rendered":"Manger plus de viande pourrait r\u00e9duire le risque d&#8217;Alzheimer chez certaines personnes"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p id=\"first\">Les personnes \u00e2g\u00e9es porteuses de g\u00e8nes li\u00e9s \u00e0 un risque plus \u00e9lev\u00e9 de maladie d&#8217;Alzheimer pourraient ne pas conna\u00eetre l&#8217;augmentation attendue du d\u00e9clin cognitif si elles mangent des quantit\u00e9s relativement importantes de viande. C&#8217;est la principale conclusion d&#8217;une nouvelle \u00e9tude men\u00e9e par des chercheurs du Karolinska Institutet, publi\u00e9e dans <em>R\u00e9seau JAMA ouvert<\/em>. Les r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que les conseils di\u00e9t\u00e9tiques pourraient \u00e9ventuellement \u00eatre adapt\u00e9s plus pr\u00e9cis\u00e9ment en fonction du profil g\u00e9n\u00e9tique d&#8217;une personne.<\/p>\n<div id=\"text\">\n<p>Le g\u00e8ne APOE joue un r\u00f4le majeur dans la d\u00e9termination du risque d&#8217;Alzheimer. En Su\u00e8de, environ 30 pour cent des personnes sont porteuses des combinaisons de g\u00e8nes APOE 3\/4 ou APOE 4\/4. Parmi les personnes diagnostiqu\u00e9es avec la maladie d&#8217;Alzheimer, pr\u00e8s de 70 pour cent pr\u00e9sentent l&#8217;une de ces variantes.<\/p>\n<p>L&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re, l&#8217;Agence su\u00e9doise de l&#8217;alimentation a examin\u00e9 les recherches existantes sur l&#8217;alimentation et la d\u00e9mence et a appel\u00e9 \u00e0 davantage d&#8217;\u00e9tudes pour mieux comprendre comment la consommation de viande pourrait influencer le risque de d\u00e9mence.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi les chercheurs ont \u00e9tudi\u00e9 la consommation de viande<\/strong><\/p>\n<p>&#8220;Cette \u00e9tude a test\u00e9 l&#8217;hypoth\u00e8se selon laquelle les personnes atteintes d&#8217;APOE 3\/4 et 4\/4 auraient un risque r\u00e9duit de d\u00e9clin cognitif et de d\u00e9mence avec une consommation de viande plus \u00e9lev\u00e9e, sur la base du fait qu&#8217;APOE4 est la variante \u00e9volutive la plus ancienne du g\u00e8ne APOE et pourrait \u00eatre apparue \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 nos anc\u00eatres \u00e9volutifs avaient un r\u00e9gime alimentaire davantage bas\u00e9 sur les animaux&#8221;, explique le premier auteur Jakob Norgren, chercheur au D\u00e9partement de neurobiologie, des sciences des soins et de la soci\u00e9t\u00e9 du Karolinska Institutet.<\/p>\n<p><strong>\u00c9tude \u00e0 long terme sur l&#8217;alimentation et la sant\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale<\/strong><\/p>\n<p>La recherche a suivi plus de 2\u00a0100 adultes participant \u00e0 l\u2019\u00e9tude nationale su\u00e9doise sur le vieillissement et les soins, Kungsholmen (SNAC-K). Tous les participants \u00e9taient \u00e2g\u00e9s d\u2019au moins 60 ans et ne souffraient pas de d\u00e9mence au d\u00e9but de l\u2019\u00e9tude. Ils ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant 15 ans.<\/p>\n<p>Les chercheurs ont analys\u00e9 les habitudes alimentaires autod\u00e9clar\u00e9es ainsi que les mesures de la sant\u00e9 cognitive, tout en tenant compte de facteurs tels que l&#8217;\u00e2ge, le sexe, l&#8217;\u00e9ducation et le mode de vie.<\/p>\n<p><strong>Consommation de viande et risque de d\u00e9mence<\/strong><\/p>\n<p>Parmi les participants qui consommaient moins de viande, ceux avec APOE 3\/4 et 4\/4 avaient plus de deux fois le risque de d\u00e9velopper une d\u00e9mence par rapport aux individus sans ces variantes g\u00e9n\u00e9tiques.<\/p>\n<p>Cependant, ce risque \u00e9lev\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 dans le groupe consommant le plus de viande. Dans ce groupe qui consomme le plus, la consommation m\u00e9diane \u00e9tait d&#8217;environ 870 grammes de viande par semaine, ajust\u00e9e \u00e0 un apport \u00e9nerg\u00e9tique quotidien de 2 000 calories.<\/p>\n<p>&#8220;Ceux qui mangeaient globalement plus de viande pr\u00e9sentaient un d\u00e9clin cognitif nettement plus lent et un risque de d\u00e9mence plus faible, mais seulement s&#8217;ils pr\u00e9sentaient les variantes du g\u00e8ne APOE 3\/4 ou 4\/4&#8221;, explique Jakob Norgren. Il continue :<\/p>\n<p>&#8220;Il y a un manque de recherche di\u00e9t\u00e9tique sur la sant\u00e9 du cerveau, et nos r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que les conseils di\u00e9t\u00e9tiques conventionnels pourraient \u00eatre d\u00e9favorables \u00e0 un sous-groupe g\u00e9n\u00e9tiquement d\u00e9fini de la population. Pour ceux qui savent qu&#8217;ils appartiennent \u00e0 ce groupe \u00e0 risque g\u00e9n\u00e9tique, les r\u00e9sultats offrent de l&#8217;espoir ; le risque peut \u00eatre modifi\u00e9 par des changements de mode de vie.&#8221;<\/p>\n<p><strong>Questions de viande transform\u00e9e ou non transform\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Le type de viande semble \u00e9galement faire une diff\u00e9rence.<\/p>\n<p>&#8220;Une proportion plus faible de viande transform\u00e9e dans la consommation totale de viande \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 un risque plus faible de d\u00e9mence, quel que soit le g\u00e9notype APOE&#8221;, explique Sara Garcia-Ptacek, professeure adjointe au m\u00eame d\u00e9partement, qui, avec la ma\u00eetre de conf\u00e9rences Erika J Laukka, est la derni\u00e8re auteure de l&#8217;\u00e9tude.<\/p>\n<p><strong>Avantages potentiels au-del\u00e0 de la sant\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale<\/strong><\/p>\n<p>Les chercheurs ont \u00e9galement d\u00e9couvert des effets plus larges sur la sant\u00e9. Dans une analyse de suivi, les personnes atteintes d\u2019APOE 3\/4 et 4\/4 qui consommaient davantage de viande non transform\u00e9e pr\u00e9sentaient un risque de d\u00e9c\u00e8s quelle qu\u2019en soit la cause significativement plus faible.<\/p>\n<p><strong>Limites de l\u2019\u00e9tude et n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019essais cliniques<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude \u00e9tant observationnelle, elle ne peut pas prouver la cause et l\u2019effet. Des \u00e9tudes d&#8217;intervention plus rigoureuses sont n\u00e9cessaires pour confirmer si les changements alimentaires influencent directement le risque de d\u00e9mence.<\/p>\n<p>&#8220;Des essais cliniques sont d\u00e9sormais n\u00e9cessaires pour \u00e9laborer des recommandations alimentaires adapt\u00e9es au g\u00e9notype APOE&#8221;, explique Jakob Norgren. Il continue :<\/p>\n<p>&#8220;\u00c9tant donn\u00e9 que la pr\u00e9valence d&#8217;APOE4 est environ deux fois plus \u00e9lev\u00e9e dans les pays nordiques que dans les pays m\u00e9diterran\u00e9ens, nous sommes particuli\u00e8rement bien plac\u00e9s pour mener des recherches sur des recommandations alimentaires adapt\u00e9es \u00e0 ce groupe \u00e0 risque.&#8221;<\/p>\n<p><strong>Faits sur le g\u00e8ne APOE<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;apolipoprot\u00e9ine E joue un r\u00f4le cl\u00e9 dans le transport du cholest\u00e9rol et des graisses dans le cerveau et dans le sang. Le g\u00e8ne APOE a trois formes principales : epsilon 2, 3 et 4. Ces variantes influencent la probabilit\u00e9 de d\u00e9velopper la maladie d&#8217;Alzheimer et les maladies cardiovasculaires.<\/p>\n<p>Chaque personne h\u00e9rite de deux copies du g\u00e8ne, une de chaque parent, ce qui donne six combinaisons possibles (g\u00e9notypes) : 2\/2, 2\/3, 2\/4, 3\/3, 3\/4 et 4\/4.<\/p>\n<p>Par rapport au g\u00e9notype 3\/3 le plus courant, le fait d&#8217;avoir une copie de la variante 4 augmente le risque d&#8217;Alzheimer d&#8217;environ trois \u00e0 quatre fois, tandis que le fait d&#8217;avoir deux copies augmente le risque d&#8217;environ dix \u00e0 quinze fois. La variante 2 est li\u00e9e \u00e0 un risque plus faible. Cependant, ces niveaux de risque peuvent varier selon les diff\u00e9rents groupes ethniques.<\/p>\n<p>Source : Belloy et al., JAMA Neurology, 2023<\/p>\n<p><strong>Financement et divulgation<\/strong><\/p>\n<p>La recherche a \u00e9t\u00e9 soutenue par plusieurs organisations, dont la Fondation su\u00e9doise pour la maladie d&#8217;Alzheimer, la Fondation su\u00e9doise pour la d\u00e9mence, la Fondation Emil et Wera Cornell, la famille Leif Lundblad et d&#8217;autres philanthropes, le Conseil su\u00e9dois de la recherche et FORTE. Les chercheurs ne signalent aucun conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats connexe.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les personnes \u00e2g\u00e9es porteuses de g\u00e8nes li\u00e9s \u00e0 un risque plus \u00e9lev\u00e9 de maladie d&#8217;Alzheimer pourraient ne pas conna\u00eetre l&#8217;augmentation attendue du d\u00e9clin cognitif si elles mangent des quantit\u00e9s relativement importantes de viande. 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